Bitcoin, illusion spéculative ou révolution monétaire ? Jean-Marc Goossens décrypte sa véritable valeur et son impact sur l’économie mondiale

Et si le Bitcoin n’était pas un simple actif spéculatif, mais l’une des transformations monétaires les plus profondes de notre époque ? Depuis plus d’une décennie, il défie les dogmes financiers, fascine les investisseurs et inquiète les gouvernements. Entre krachs spectaculaires et ascensions fulgurantes, il suscite des réactions extrêmes : certains le considèrent comme une bulle vouée à éclater, d’autres comme l’or numérique du XXIᵉ siècle. Mais derrière ces controverses se cache une question bien plus fondamentale : quelle est sa véritable valeur ?

Longtemps perçu comme un simple pari de spéculateurs, le Bitcoin s’est imposé comme un actif incontournable. Au 21 février 2025, son prix atteignait environ 93.500 euros et sa capitalisation boursière culminait à 1.866,13 milliards d’euros. Des chiffres vertigineux qui le placent parmi les actifs les plus valorisés au monde, devant certaines multinationales et même certaines monnaies nationales. Comment expliquer un tel engouement ? Pourquoi des millions de personnes, des petits épargnants aux grandes institutions, considèrent-ils désormais le Bitcoin comme une réserve de valeur légitime ?

Contrairement aux monnaies traditionnelles, qui reposent sur la confiance en un État, le Bitcoin est décentralisé, rare et incorruptible. Son offre est limitée à 21 millions d’unités, garantissant une résistance naturelle à l’inflation et aux politiques monétaires expansionnistes des banques centrales. A l’heure où les dettes publiques explosent et où la confiance dans les institutions s’effrite, peut-on encore ignorer ce nouvel acteur monétaire ? Le Bitcoin est-il une illusion entretenue par la spéculation ou une révolution financière en marche ?

Jean-Marc Goossens, avocat international d’affaires et expert en blockchain, cryptomonnaies et intelligence artificielle propose une analyse lucide et rigoureuse pour trancher ce débat brûlant. Dépassant les clichés, il met en lumière les véritables forces du Bitcoin et explore les raisons profondes qui expliquent pourquoi il pourrait bien être l’avenir de la monnaie.

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Une rencontre inattendue avec le Bitcoin

L’histoire commence en 2014, lorsque Jean-Marc Goossens est rémunéré en Bitcoin par la force des choses. Un informaticien, en difficulté financière, lui remet une clé USB “Trezor” contenant cette étrange monnaie numérique. D’abord sceptique, l’avocat entreprend de comprendre cette technologie qui vient de bouleverser son mode de paiement. Ce qui aurait pu rester une anecdote marque en réalité le début d’une décennie d’études et de réflexions sur la nature monétaire et économique du Bitcoin.

Rapidement, une question centrale s’impose : le Bitcoin a-t-il une valeur intrinsèque ?

Un dilemme qui revient comme un leitmotiv, opposant ses partisans aux figures de la finance traditionnelle, à l’image de Warren Buffett qui n’a eu de cesse d’affirmer que le Bitcoin n’était qu’un mirage. Pourtant, même lui détient toujours un Bitcoin qui lui fut offert en 2020 lors d’un dîner de charité.

L’opposition entre les défenseurs et les détracteurs du Bitcoin repose sur une conception biaisée de la valeur monétaire. Comprendre pourquoi est essentiel pour dépasser les jugements hâtifs et saisir l’ampleur du bouleversement économique en cours.

Monnaies, or et Bitcoin : la valeur est-elle une illusion ?

L’idée selon laquelle une monnaie doit nécessairement être adossée à une ressource physique ou garantie par un État pour être “valable” est historiquement dépassée. La monnaie fiduciaire (euro, dollar, yen) repose sur la seule confiance dans les institutions émettrices. L’or, pourtant considéré comme une valeur refuge, n’est en réalité que du métal dont la valeur est établie par l’offre et la demande.

Alors, pourquoi refuser au Bitcoin une valeur que l’on accorde aux autres formes de monnaie ?

L’argument selon lequel il ne posséderait pas de valeur intrinsèque se heurte à un paradoxe économique : La valeur est un concept subjectif qui est influencé par des facteurs  économiques, politiques et psychologiques en évolution constante et aucune monnaie ne possède de valeur absolue et c’est pour cela qu’elles sont toujours évaluées par rapport à d’autres monnaies.

La valeur du Bitcoin peut être définie par l’utilité, la rareté et la confiance. Le Bitcoin répond mieux que les monnaies classiques à ces trois critères de valeur :

  • Une rareté absolue : son offre est strictement limitée à 21 millions d’unités, contrairement aux monnaies fiat imprimées en quantité illimitée par les banques centrales. Là où l’or peut encore être découvert et extrait, la quantité de Bitcoin, elle, est définitivement fixée ;
  • Une autonomie totale : il fonctionne sans organe central, indépendamment des décisions politiques et économiques des États. Il offre ainsi une alternative aux systèmes monétaires soumis aux aléas géopolitiques et aux manipulations inflationnistes. Cette décentralisation lui assure une résistance à la censure.
  • Une transparence inégalée : toutes les transactions sont inscrites sur une blockchain infalsifiable, accessible à tous et contrôlée par personne en particulier.
  • Une sécurité extrême : Les mineurs utilisent une puissance de calcul considérable, ce qui rend les attaques impossibles à réussir en pratique.

Là où la monnaie fiduciaire repose sur la promesse d’un État de maintenir une certaine valeur, le Bitcoin tire la sienne de ses principes technologiques et économiques. Il ne demande pas que l’on croie en lui, il prouve son existence par ses fondamentaux.

Le Bitcoin face aux monnaies étatiques, une révolution en marche

Pendant des siècles, l’or a été le pilier des standards monétaires avant d’être remplacé par les monnaies papier. Cependant, ces dernières sont désormais remises en question par une technologie plus transparente et résistante aux manipulations économiques : la blockchain.

Le Bitcoin n’a pas vocation à remplacer immédiatement les monnaies classiques, mais il constitue une alternative crédible, particulièrement pour les populations vivant sous des régimes instables ou dans des économies fragiles. Aujourd’hui, 1,7 milliard d’adultes dans le monde n’ont pas accès aux services bancaires. Pour eux, le Bitcoin n’est pas une simple spéculation : c’est une porte d’entrée vers l’inclusion financière.

Là où certains voient une bulle, d’autres observent un outil puissant capable d’émanciper des millions de personnes du système bancaire traditionnel. De l’Argentine au Venezuela, en passant par les pays africains où l’inflation détruit l’épargne en quelques mois, le Bitcoin se révèle être une solution tangible à un problème bien réel.

Une critique souvent biaisée, un débat encore ouvert

Le Bitcoin dérange. Il remet en cause les monopoles financiers et les logiques économiques bien établies. Les critiques, souvent émises par des figures de la finance traditionnelle, traduisent une hostilité envers une technologie qui échappe à leur contrôle.

Les accusations de bulle spéculative, d’instrument criminel ou de menace écologique occultent la véritable nature du Bitcoin et son potentiel à redéfinir la finance. Comme toute innovation majeure, il est d’abord incompris, puis combattu, avant d’être inévitablement adopté.

L’histoire nous enseigne que les révolutions monétaires ne se font jamais sans résistances. L’émergence du billet de banque a suscité des controverses similaires avant de devenir la norme. Le Bitcoin suit cette trajectoire : moqué, combattu, puis progressivement accepté.

Un tournant historique à ne pas manquer

Loin d’être une lubie passagère, le Bitcoin s’impose progressivement dans le paysage économique mondial. Entre son adoption par des entreprises, des institutions et même des États, son rôle dépasse largement la sphère de la spéculation pour s’inscrire dans une transformation plus profonde du rapport à la monnaie et à la valeur.

En tant qu’expert du droit international des affaires et des cryptomonnaies, Jean-Marc Goossens analyse ces mutations avec un regard éclairé et indépendant. Il apporte une lecture critique et documentée d’un phénomène qui dépasse largement le cadre des fluctuations de prix pour s’ancrer dans une réalité économique et sociétale en pleine mutation.

À propos de Jean-Marc Goossens

Avocat international d’affaires, Jean-Marc Goossens est spécialisé dans les domaines de la blockchain, des cryptomonnaies et de l’intelligence artificielle. Son expertise est régulièrement sollicitée par des médias de premier plan pour décrypter les enjeux juridiques et économiques liés aux nouvelles technologies financières.

En savoir plus

Site web : https://www.attorney-goossens.com

Linkedin : http://www.linkedin.com/in/jmg-international-attorneys-tech

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